Quand je pensais que je pouvais changer le monde
Par virginie barray le lundi 19 novembre 2007, 14:04 - Lien permanent
Voici le billet numéro trois.
Après un bref passage dans le monde de la vente et, j'ai décidé de passer le BAFA, césame pour des emplois que je trouvais faciles et désaltérants, avec pour point de départ, l'entêtement d'une jeune adulte face à l'incompréhension des siens et au monde qu'elle trouvait sale, injuste mais si plein de promesses.
Travailler avec les enfants, voyager un peu, apprendre encore apprendre, ce verbe allais être le leit motiv de toute ma vie de professionnelle. je me sentais libre, libre de choisir et de progresser.
C'est ce que j ai fait.
Il me fallait maîtriser tous les aspects de mon métier, la théorie, la pédagogie, le savoir-faire et surtout, aimer passionnément être avec les autres, qu'ils soient jeunes ou vieux, agréables ou agressifs, à l'aube de leur vie ou si près de la fin.
La technique ? Sur le terrain, dans les fabrications, dans tous les secteurs : social, loisirs, tourisme. Dans la rue, avec ceux qui n'ont pas grand chose, j'ai appris l'humilité et la rage. Se battre pour le moindre centimètre de terrain arraché au caïd du coin, se battre pour la moindre petite subvention, rire des grimaces des enfants, écouter et conseiller les parents, aider pour les devoirs, aider pour une démarche.
L'animation m'a appris à cotoyer les autres, à accepter les différences, à lire et assimiler, à gérer une comptabilité, des menus, à lire une carte et des plans, à gérer des équipes, à batîr des projets et à les défendre, à me servir de mes dix doigts pour construire et inventer. Je me suis servi de ma capacité à écrire pour créer des textes et raconter des histoires, rédiger des comptes-rendus et à écrire des projets J'ai gravi un à un tous les échelons, en me formant et en apprenant toujours et encore. Puis, un jour, j'ai fait un choix. L'animation et moi, c'etait fini, pas compatible avec une vie de maman, salaire de misère, pas de temps.........et les rêves de changer le monde avaient mué en me changer et veiller à ce que les miens aillent bien. J'ai alors postulé pour un poste de vendeuse, ai été embauchée..................suite au numéro quatre.
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Vivement la suite !